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Le maraîchage à Yanfolila

Historique du projet

Fin 2009, une retenue d’eau a été inaugurée à proximité du village d’Ourou-Ourou Hamdallaye grâce au concour de la coopération décentralisée avec le Conseil Général du Haut-Rhin. Initialement, la demande pour cet ouvrage (permettant de retenir l’eau de la saison des pluies pendant une partie de la saison sèche) émanait des producteurs de bananes. Mais cette retenue a également permis de favoriser  le développement du maraîchage, activité secondaire pratiquée par les femmes à contre-saison (c’est à dire lors de la saison sèche), la force de travail se concentrant sur les cultures vivrières (mil, maïs, sorgho…) en saison des pluies.

Cependant, depuis plusieurs années, les planteurs de bananes de la région sont confrontés à une maladie fongique grave (la cercosporiose de la banane) contre laquelle les moyens de lutte sont limités, d’autant plus qu’il s’agit de petites exploitations agricoles familiales ayant des ressources économiques limitées. Soulignons que la recherche internationale n’a pas encore de réponse idéale pour lutter efficacement contre cette maladie.

Ainsi, les producteurs de bananes doivent trouver d’autres alternatives de production porteuses, notamment de contre-saison en lien avec les opportunités apportées par la retenue d’Ourou-Ourou Hamdallaye.

C'est ainsi que dès janvier 2010, beaucoup d’agriculteurs du bas-fond d’Ourou Ourou Hamdallaye ont délaissé leurs bananeraies pour se lancer dans la culture du chou, de la pomme de terre, de l’oignon…

Les cultures maraichères, moins demandeuses en eau que les bananeraies, constituent une bonne alternative lorsque la présence de l’eau est irrégulière pendant les mois sans pluie. Elles permettent d’appréhender la disponibilité en eau et ainsi d’adapter la gestion de l’eau afin d’éviter un risque d’épuisement.

Or, la majorité des agriculteurs débute dans le maraîchage de rente et a besoin d'un appui technique de base pour produire des légumes et des fruits de qualité, ainsi que pour les valoriser sur le marché local.

 

Actualités du projet

206 maraîchers ont payé leur cotisation à la nouvelle coopérative de maraîchage. 

 

La saison du maraîchage est terimnée (avril 2014). Place aux céréales pendant la saison des pluies. Cependant, certain maraîchers continuent de cultiver des légumes pendant cette période. Abdoulaye Niambélé continue de les suivre.

 

Le dernier groupe maraîchage a eu lieu le 19 juin à Sainte-Croix-en-Plaine. Un échange direct avec Abdoulaye Niambélé, technicien maraîchage a été organisé.

 

Une mission de suivi du projet maraîchage est prevue au Mali du 23/11 au 30/11 2014. Au programme : visites de terrain à Ourou Ourou Hamdalaye, à Kofilatié et à Farani et échanges institutionnels avec la coopérative.

Abdoulaye Niambélé est ingénieure agronome spécialisé dans le maraîchage. Il a été recrutée par le CLCR en 2011.

Le technicien est chargée de l’appui-conseil aux producteurs maraîchers pour une amélioration de la production, de la commercialisation et de la valorisation. Pour cela, elle anime des formations, des échanges thématiques, organise un suivi technico-économique, met en place des parcelles d’essai et assure une veille commerciale et technique.

Recrutement d'un technicien maraîchage

Les organisations professionnelles agricoles Alsaciennes s'engagent

Depuis les prémices du projet, Planète Légumes a accompagné le CLCR et Afdi 68 pour la rédaction du profil de poste. L’exploitation Horticole de Wintzenheim - du lycée "Les Sillons de Haute-Alsace" a envoyé en mission au Mali, Jérôme Thibault, son chef d’exploitation.

Ce projet est possible grâce au financement du poste par la Chambre d'agriculture de région Alsace, le Crédit Agricole, la CAC et Planète Légumes.

Exemples d'actions menées et organisées par le technicien maraichage

Une mission Sud Sud à Niono en mai 2012

6 maraîchers accompagnés par Abdoulaye, le technicien maraîchage sont partis quelques jours à Niono afin de découvrir la production et la concervation d'échalottes et d'oignons et quelques autres légumes. Ils ont été accueillis sur place par l’Institut d’Economie Rurale (I.E.R.) section recherche fruits et légumes de Niono et l'Union des Producteurs de Tomates de Niono.

Plusieurs échanges ont été organisés :

Grâce à des visites de terrain, ils ont ainsi pu établir le mode d'instalation de l'échalotte, de l'oignon, du gombo et de la tomate. Ils ont également visité les stocks d'oignons et d'échalottes et rencontré des coopératives féminines qui transforment l'oignon et l'échalotte (sechage). Ces échanges ont permis de trouver des pistes d'amélioration de leurs propres pratiques.

La conduite de l’essai "itinéraire technique" sur la tomate en mars 2013

L’objectif des essais est de chercher à réussir au mieux la culture de la tomate, l’aubergine et du poivron en suivant l’itinéraire technique de production. La problématique est qu'après 2 années on ne parvient pas à réussir la culture de la tomate. La parcelle de tomate se situe sur l’exploitation de Youssouf Namparé à Ourou-Ourou Hamdalaye.

Variété testée : Tomate (rossol VFN)

Date de semis : 17 février

Pépinière : Sol préalablement traité avec le furadan. Pour la fertilisation on a apporté 2 Kg de fumier par m² et 4g de complexe (NPK) par m². Les plants ont été traités une fois/semaine au Deltamethrine. AU levé, on a installé une moustiquaire pour protégé les jeunes plants contre les mouches et d’autres insectes piqueurs suceurs. La pépinière a durée au total 38 jours.

Repiquage : Les plants sont repiqués le soir du 26 mars aux écartements de 0,8 x 0,4. Juste après le repiquage les plants sont arrosés légèrement.

Fertilisation : Pour la fertilisation, on a apporté 2kg de fumier/m² et 18g de complexe par m².

Résultats : Deux semaines après le repiquage nous avions perdus 85% des pieds de tomates. Après observation et analyse, nous sommes convenus que la perte des plants est due à l’apport d’eau. L’arrosage est fait l’aide d’une motopompe. Pour gagner du temps, le maraîcher remplissait entièrement la planche d’eau. Cela pour ne pas arroser pendant 2 à 3 jours. Cette pratique aurait développé des maladies cryptogamiques (champignons) sur les plants. La maladie provoquée par le champignon causait le flétrissement des plants.